En 2025, l’Abalone Marathon de Nantes a pris un virage audacieux : nouvelle arrivée, traversée de l’Erdre et village réinventé au cœur du Parc des Expositions. Un pari réussi, grâce à un site capable d’accueillir les rêves les plus ambitieux. Julien Gaborieau, directeur adjoint d’OC Sport Ouest, société organisatrice du Marathon, nous raconte les coulisses de cette aventure inédite.
Qu'est-ce qui vous a conduits à choisir le Parc des Expositions comme nouveau site d’arrivée de l’Abalone Marathon de Nantes ?
Nous avons été confrontés à une double contrainte : les travaux à venir de la Cité des Congrès, qui nous accueillait depuis 2012, et la fermeture du pont Anne-de-Bretagne jusqu’en 2027. Ces éléments nous ont obligés à repenser complètement le parcours et notre dispositif. Parallèlement, l’Abalone Marathon de Nantes connaissait un engouement de plus en plus fort. En 2008, on comptait 900 coureurs. En 2024, il y en avait 20 000 ! Nous avions donc besoin d’un lieu capable d’accueillir beaucoup de monde. Le Parc des Expositions s’est imposé comme une évidence : c’est un lieu événementiel vaste, modulable et habitué à gérer de grands flux.
Qu’est-ce qui a changé avec cette installation au Parc ?
Plusieurs choses ! En 2025, on a tout repensé : nouvelle arrivée, nouveau village, nouvelle expérience pour les participants. Le Parc offre de grands espaces de pelouse où coureurs, accompagnants et spectateurs peuvent se détendre au bord de l’Erdre et partager un moment convivial. Le cadre est plus vert, plus aéré que dans le centre-ville. Cette édition du Marathon a rassemblé au total entre 80 000 et 100 000 spectateurs, dont plus de 50 000 au Parc des Expositions : une affluence record qui confirme sa capacité à accueillir des événements de grande ampleur !
« Le Parc des Expositions, c’est un partenaire agile, expert et ouvert à toutes les audaces, même à celle de faire courir 22 000 personnes sur l’eau ! »
JULIEN GABORIEAU, Marathon de Nantes
L’image la plus marquante de cette édition ?
Sans hésiter : la traversée de l’Erdre ! Une passerelle de 324 mètres installée spécialement pour rejoindre le Parc depuis la rive droite. Courir sur l’eau : 99 % des 22 000 coureurs ont adoré ! C’était une prouesse technique et logistique, mais aussi un symbole pour relier la ville, l’eau et le Parc. Le jour où, après des mois de travail, la commission de sécurité a validé la traversante qui avait été installée*, cela a été un vrai soulagement et une immense fierté pour toutes les équipes !
Comment les équipes du Parc vous ont-elles accompagnés dans cette aventure ?
Avec une réactivité et une adaptabilité exemplaires. Vincent Blot, François Mechin et toute l’équipe de production ont été des partenaires à part entière. On a travaillé à plusieurs. Eux, ils connaissent le site sur le bout des doigts. Nous, nous connaissons notre course. Ensemble, nous avons trouvé les meilleures solutions ! Ils ont été force de proposition, y compris sur la configuration de la ligne d’arrivée. Et pendant l’événement, tout s’est déroulé de façon très fluide : accès, sécurité, logistique, stockage du matériel… Tout était parfaitement orchestré.
Comment avez-vous travaillé ensemble sur les enjeux environnementaux ?
Le Parc nous a permis d’aller plus loin. Grâce à son réseau d’eau potable, nous avons pu installer des rampes d’eau et supprimer les bouteilles en plastique qu’on utilisait à la Cité des Congrès pour le ravitaillement final. On utilise des gobelets en carton recyclables, et même si la gestion des déchets n’est pas parfaite, on avance dans le bon sens. Et surtout, la fin de parcours a apporté une touche plus « nature » au Marathon : les coureurs ont longé l’Erdre avant d’arriver dans un véritable écrin de verdure.
Pour conclure, s’il fallait résumer le Parc des Expositions en trois mots ?
Adaptabilité, expertise et événementiel. « Événementiel » dans le sens où c’est un site dédié qui peut accueillir une large diversité de manifestations : salons, séminaires, congrès… et même un marathon !
* Via un système de pontons flottants.
Article écrit par Cécile ROGER | BLUE – Journaliste